Un peu d’histoire
La gymnastique trouve ses origines dans la Grèce antique, où elle faisait partie de la formation physique et militaire. En tant que sport moderne, elle s’est toutefois développée au XIXe siècle en Europe centrale, notamment en Allemagne et en Suède, avec la mise en place de méthodes d’entraînement structurées et l’utilisation d’agrès comme les barres et le cheval.
La Fédération internationale de gymnastique (FIG) a été fondée en 1881. C’est la plus ancienne organisation du sport mondial. Depuis, la FIG a réglementé et développé les disciplines officielles, en intégrant des pratiques artistiques, rythmiques et acrobatiques, puis des disciplines plus récentes comme le parkour.
Les disciplines officiellement reconnues par la FIG (2025)
Gymnastique artistique (masculine et féminine)
C’est la discipline la plus connue. Elle est au programme des Jeux olympiques depuis Athènes, en 1896. Elle consiste à réaliser des exercices aux agrès en combinant force, technique, équilibre et expression.
Chez les hommes, les épreuves se disputent au sol, au cheval d’arçons, aux anneaux, au saut, aux barres parallèles et à la barre fixe. Chez les femmes, elles se disputent au sol, au saut, aux barres asymétriques et à la poutre.
Les juges évaluent la difficulté des exercices, leur exécution technique et la présentation générale.

Gymnastique rythmique
Cette discipline associe danse, précision technique, expression corporelle et maniement des engins : la corde, le cerceau, le ballon, les massues et le ruban.
Aux Jeux olympiques, elle est actuellement réservée aux femmes, même si des compétitions masculines existent dans d’autres événements. Les juges notent la difficulté corporelle, le maniement de l’engin, l’expression artistique et l’exécution technique.
Trampoline
Dans cette discipline, les gymnastes réalisent des sauts acrobatiques en l’air sur une toile de trampoline.
Il existe des épreuves individuelles et des épreuves synchronisées en duo, où deux gymnastes exécutent les mêmes mouvements au même moment. Le double mini-trampoline est une autre épreuve, sur un agrès plus petit et plus dynamique.
La notation prend en compte la hauteur, la difficulté des acrobaties, la précision des rotations et la stabilité de la réception.
Le trampoline est une discipline olympique, mais uniquement en individuel.

Gymnastique acrobatique
Cette discipline se pratique en duo ou en groupe de 2 à 4 gymnastes. Elle associe équilibres, portés, lancers et chorégraphie, et exige beaucoup de force, de confiance et de coordination. Chaque membre a un rôle : les porteurs soutiennent ou lancent leurs partenaires, tandis que les voltigeurs sont élevés ou réalisent des figures en l’air. Régie par la FIG et présente aux compétitions internationales, elle ne fait pas partie du programme olympique.
Gymnastique aérobic
Cette discipline repose sur des mouvements de haute intensité et d’une grande complexité technique, exécutés en musique. Les compétitions peuvent se disputer en individuel, en duo, en trio ou en groupe. Les exercices sont réalisés sur un praticable spécifique. Bien qu’elle ne soit pas olympique, la gymnastique aérobic est officiellement reconnue par la FIG et donne lieu à des championnats du monde et des championnats continentaux.
Gymnastique pour tous (Gym for All)
C’est la seule discipline non compétitive. Elle vise à encourager la pratique de la gymnastique à tout âge, tout en favorisant l’inclusion et en s’adaptant aux différents niveaux techniques et physiques. L’objectif n’est donc pas de gagner, mais de promouvoir des valeurs comme la diversité. La FIG organise des événements et festivals internationaux, dont la World Gymnaestrada. Cette discipline n’est pas olympique.
Parkour
Le parkour est la discipline la plus récemment intégrée officiellement par la FIG, en 2022. Il consiste à se déplacer d’un point à un autre aussi rapidement et efficacement que possible, en franchissant toutes sortes d’obstacles par des sauts et des mouvements agiles, en utilisant uniquement son corps.
La FIG organise des événements internationaux de parkour, axés sur la vitesse et le style sur des parcours urbains. La discipline comprend deux épreuves : le speed-run (course contre la montre) et le freestyle (où sont évalués la créativité, la difficulté et le style). Malgré sa popularité croissante et l’organisation de Coupes du monde et de championnats FIG, le parkour ne fait pas encore partie du programme olympique.

Quelles disciplines la Fédération royale espagnole de gymnastique (RFEG) inclut-elle ?
La RFEG, qui suit les orientations de la FIG, inclut toutes les disciplines officielles et soutient également d’autres pratiques non reconnues par la FIG, mais qui se sont développées dans le système espagnol :
- Gymnastique esthétique de groupe (AEG) : elle possède sa propre fédération internationale (IFAGG), mais n’est pas reconnue par la FIG. Elle l’est toutefois par la RFEG. Elle ne fait pas partie des Jeux olympiques, mais dispose de son propre circuit de compétitions internationales.
- Gymnastique rythmique masculine : elle n’est pas encore officielle à la FIG, mais se développe dans le cadre de championnats nationaux en Espagne et dans d’autres pays pionniers comme le Japon.
- Autres programmes : sans être des disciplines à part entière, ils comprennent aussi des catégories et des niveaux de formation importants pour le développement de la gymnastique en Espagne, comme les écoles et les filières de base (pour l’initiation), ainsi que les programmes de promotion et de perfectionnement technique (pour repérer les talents et progresser).
Le saviez-vous ?
- Fondée en 1881, la FIG est la plus ancienne fédération sportive internationale au monde.
- En gymnastique acrobatique, un seul exercice peut réunir jusqu’à 4 personnes qui forment des pyramides humaines de plus de 2 mètres de haut.
- La World Gymnaestrada peut rassembler plus de 20 000 gymnastes du monde entier lors d’un même événement non compétitif.
- La gymnastique rythmique a été le premier sport exclusivement féminin inscrit aux Jeux olympiques. Elle a fait ses débuts en 1984 avec les épreuves individuelles, puis les ensembles ont été ajoutés en 1996.
- Le plus jeune gymnaste à avoir participé aux Jeux olympiques n’avait que 11 ans : Dimitrios Loundras, à Athènes en 1896. Aujourd’hui, la FIG fixe à 16 ans l’âge minimum pour participer aux compétitions internationales seniors.
Conclusion
La gymnastique n’est pas une discipline unique, mais un vaste ensemble de pratiques qui allient art, force, précision et créativité. Quelle que soit la discipline, elles ont toutes en commun de solliciter constamment le corps et l’esprit.